Lorraine Nos actions collectives

La prise en charge différenciée des maladies neuro-dégénératives en Ssiad

Fonds mutualisé de Branche
Salariés de la Branche

Contexte

Le plan Maladies Neuro-dégénératives (PNMD 2014-2019)  inscrit la prise en charge des PNMD comme un enjeu afin de soigner et accompagner les personnes tout au long de la vie sur l’ensemble du territoire.

 

Les maladies neuro- dégénératives constituent un défi pour notre système de santé.

En France 850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer  ou une maladie apparentée, elles sont 150 000 personnes touchées par la maladie de Parkinson et 85 000 personnes touchées par la sclérose en plaques.

 

Le diagnostic régional de l’ARS sur le périmètre Grand Est et l’état des lieux se terminent fin juin et le plan d’action régional sera décliné à l’automne. Sur les 96 mesures, environ 25 concernent l’échelon régional. L’amélioration de la formation continue des professionnels en fait partie ainsi que le renforcement et l’adaptation de l’intervention des SSIAD et des futurs SPASAD.

 

Il ressort des premières rencontres avec les professionnels, les fédérations et les associations qu’un besoin de prise en charge différenciée selon les pathologies émerge en SSIAD et accueil de jour et dans les services d’urgences.

Objectifs

  •  Développer les compétences requises pour la prise en charge paramédicale différenciée par les

SSIAD et futurs SPASAD entre les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de
Parkinson, et de la sclérose en plaque par une actualisation des connaissances et des pratiques :

 

  • Connaître le PNMD 2014-2019 et les instructions relatives à la déclinaison régionale Grand-Est,Connaître les recommandations de l’HAS,

 

  • Connaître les différents offres de soins et d’accompagnement à domicile afin de mieux

identifier leur complémentarité et de développer la coopération entre les services HAD, SSAD,
SPASAD, SAMSAH, etc.

 

  • Consolider les savoirs : un bref rappel sur la maladie d’Alzheimer et un développement des

connaissances sur la maladie de Parkinson et la sclérose en plaque qui nécessitent une prise en
charge adaptée,

 

  • Connaître les symptômes, l’évolution et la diversité des situations cliniques selon chaque

pathologie spécifique (Alzheimer, Parkinson, SEP) notamment en termes d’âge, de répercussions
et d’évolutivité des handicaps ou perte d’autonomie engendrées par chaque maladie (troubles
moteurs, comportementaux, cognitifs),

 

  • Tenir compte de la spécificité en âge et besoins différenciés des publics,

 

  • Comprendre l’importance de la prise en charge médicamenteuse pour la mobilisation des soins

pour l’aide-soignante,

 

  • Connaître et pouvoir proposer la prise en charge non médicamenteuses (pratiques de soins

infirmiers, interventions de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, de psychomotriciens et de
psychologues cliniciens)

 

  • Mieux comprendre les problèmes de communication et les troubles cognitifs associés pour

chaque maladie et savoir adapter ses pratiques de soin son comportement,

 

  • Définir et expérimenter de nouveaux protocoles d’intervention (cf. PNMD 2014-2019, mesure

21, p.35)

 

  • Assurer une bonne communication avec l’entourage familial au domicile.

Prérequis

Aucun prérequis

Contenu

1ère journée (présentiel, étape 1) Analyser les pratiques / Connaître les textes et référentiels actuels /

Faire un bref rappel concernant les maladies neuro-dégénératives :

 

  •  Introduction, présentations et ouverture

de la formation.

  •  Expression des représentations des participants en ce qui concerne la prise en charge différenciée des maladies neurodégénérative en SSIAD (et futurs SPASAD)
  •  S’appuyer sur ses expériences pour en

dégager les points forts et les axes d’amélioration.

  •  Formulation des questionnements et des difficultés autour de la prise en charge différencié d’une maladie neurodégénérative (Alzheimer, Parkinson, SEP) dans le contexte spécifique des SSIAD.
  •  Cadre législatif de référence

- Loi HPST
- Cadre législatif SSIAD
-Décret du n° 81-448 du 8 mai 1981.
-Décret n°2004-613 du 25 juin 2004
-Décret n°2005-1135 du 7 septembre 2005
- Code de l’action sociale et des familles :
Articles D.312-1, D.312-2, D.312-3, D.312-4
R.314-137
- PMND 2014 – 2019

  •  Les autres modes de prise en charge et

d’accompagnement : HAD, SSAD, SPASAD, SAMSAH, etc.

  •  Maladie d’Alzheimer

· définitions symptômes et étiologie : Altération de la mémoire, troubles du langage, des gestes et de la reconnaissance, les troubles de l’orientation, altération du jugement.

  •  Maladie de Parkinson

· Tableau clinique et principales manifestations, éléments de

physiopathologies.

  •  Sclérose en Plaque

· Définitions épidémiologie,
· Conséquences fonctionnelles et
psychologiques.

  •  La maladie de Huntington, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), les maladies du motoneurone, les ataxies spinocérébelleuses et les maladies à

prions.

  •  La maladie d’Alzheimer

· Les difficultés de communication et d’adaptation
· Les réponses médicamenteuses face
aux altérations cognitives et auxtroubles du comportement
· Attitudes de bonnes pratiques

  •  La maladie Parkinson

· La médication et les thérapeutiques dans l’accompagnement au quotidien : les temps clefs de la
journée (économie d’énergie, repas et problématique de déglutition, activités)
· Les aides techniques
· La dépression et l’estime de soi face à la maladie
· Le maintien des activités sociales
· L’activité physique adaptée

  •  La sclérose en plaque

· Faire face aux différents troubles : la réponse médicale
· Les aides matérielles et financières
· L’aide à la marche et à la mobilisation
· L’activité physique comme thérapeutique

  •  La maladie d’Alzheimer

· Le syndrome aphaso-apraxo-agnosique et son évolution,
· Les troubles du comportement dans les gestes de la vie et leur expression quotidienne,
· Facteurs favorisant les troubles
· Les répercussions de la maladie dans les activités de la vie quotidienne,
· Les réponses non médicamenteuses (cognitive, psycho-sociale, sensoriel, corporel, environnemental).

  •  La maladie Parkinson

· Faire face aux complications motrices et non motrices,
· Les troubles psychiques et comportementaux,
· Evaluation du handicap moteur et non moteur,
· Les conséquences sur le vécu de l’usager et sur sa qualité de vie,
· Les difficultés de communication.

  •  La sclérose en plaque

· La prise en charge soignante et la prise en compte des poussées,
· Faire face aux différents troubles.

  • Synthèses des apports considérés comme fondamentaux et pertinents pour les pratiques professionnelles des paramédicaux exerçant en SSIAD.

 

2ème journée (présentiel, étape 2) : Développer les compétences requises pour la prise en charge
paramédicale différenciée en SSIAD et futurs SPASAD :

 

  •  Analyser les pratiques actuelles

- Sont-elles conformes aux obligations ?
- Sont-elles génératrices de risques et si oui, lesquels ?
- Se référer au cadre législatif, mais aussi à une démarche éthique et au respect de la déontologie
- Connaître les différents modes de prise en charge médicamenteuse et nonmédicamenteuse et collaborer avec les autres professionnels (médecin traitant, kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, psychomotricien, etc.)
- Savoir interpréter les comportements considérés comme dérangeants par le soignant (déambulation, agressivité,
refus de soins, refus alimentaire, cris…) et en tenir compte pour une prise en charge paramédicale différenciée.
- Proposer des activités et/ou des actes
du quotidien qui mobilisent leurs capacités préservées.
- Définir et expérimenter de nouveaux protocoles d’intervention

  •  Quels doutes, quelles interrogations ?
  •  Prise en charge paramédicale différenciée
    spécifique SSIAD
    · Outils (besoins de base, douleur, nutrition, escarres, directives anticipées….),

· Outils de la prise en charge nonmédicamenteuse (ETP, toucher relationnel, etc.)
· Travail en pluridisciplinarité : intervention d’ergothérapeutes, de psychomotriciens, de psychologues
cliniciens.
· Définir et expérimenter de nouveaux protocoles d’intervention.
· Evaluation du degré de dépendance et d’autonomie.

  •  Trouver des pistes d’amélioration

· Projet personnalisé de soins,
· Document individuel de prise en charge,
· Evaluation de la coopération,
· La formulation d’objectifs individualisés,
· Les moyens à mettre en oeuvre,
· Planification et programmation,
· Structures existantes et structures émergentes,
· Les critères et indicateurs d’évaluation du projet.

  •  Méthodes d’approche, en individuel ou

collectif, pour chaque pathologie
spécifique (Alzheimer/Parkinson/SEP)

La personne
- L’importance de la technique de validation, avec pour principe de reconnaitre les émotions de l’autre et lui dire que ce qu’il ressent est vrai et dans l’objectif de restaurer l’estime de soi et améliorer leur bien-être.
- Le toucher relationnel.
- L’écoute active : respect, non jugement, considération positive.
- Favoriser l’autonomisation de la personne: se baser sur son potentiel, lui préserver sa capacité de choix.
- Autoévaluation des modalités relationnelles
dans la pratique.
- Etre à l’écoute de l’expression de la personne présentant des troubles cognitifs (Alzheimer et Parkinson):
o Le temps de l’observation avant
d’agir
o Communication non-verbale
(regard, posture, synchronisation gestuelle)
o Attitudes facilitatrices pour entrer
en contact avec la personne
o Empathie,
o La spécificité de la communication avec la personne désorientée

o Mettre en oeuvre la Validation de Naomi FEIL
- Mobiliser les ressources de la personne : utilisation de la connotation positive

 

 

L’entourage
L’annonce
- L’annonce du diagnostic et ses
conséquences,
- Le risque de déstructuration familiale.
L’aidant familial
- La rencontre entre aidant familial et
professionnel,
- Les partenaires de l’accompagnement,
- La place des aidants familiaux dans
l’accompagnement des personnes malades,
- Les solutions de répit,
- Faire face aux situations d’épuisement.
La vie au quotidien
- Vivre auprès d’une personne souffrant d’une
maladie neuro-dégénérative.
- Accompagner les familles, savoir écouter
sans juger,
- Evaluer le niveau de tolérance familial,
- Déceler la souffrance familiale : histoire
familiale et vieillesse, le renversement des
rôles, culpabilité et colère, impuissance,
- Trouver la bonne distance/attitude face à la
souffrance familiale, même si elle s’exprime
sur le mode agressif, revendicateur ou
soupçonneux.
- La notion de territoire (territoire individuel,
territoire familial) : la symbolique de l’espace
et son investissement.
- Comment se faire accepter par le groupe
familial : une affiliation nécessaire.
- Le partenariat avec la famille :
complémentarités des rôles dans la triade
relationnelle : personne âgée, famille,
professionnels ; place de tiers de
l’intervenant social.
- Repérer et comprendre les mécanismes de
défense utilisés par les familles.
- L’attitude de non-jugement.

Fiche technique

Secteur

Médico-social

Public

AS, IDE de SSIAD

Durée

2 jours

Organisme de formation

  • INFIPP

Date limite d’inscription

31/03/2017

Coût

FONDS MUTUALISES DE BRANCHE ET FPSPP

Lieux & dates

  • Groupe 1
    LIEUX ET DATES A DEFINIR

Interlocuteur Unifaf

Interlocuteur OF

Intervenant

  • SALHI SONIA
    PSYCHOLOGUE CLINICIENNE ET FORMATRICE

Partenariat & cofinancement

  • FPSPP MUTATIONS ECONOMIQUES